L’électricité et l’hybridation vont-elles remplacer l’essence et le diesel à terme ?

Voiture électrique, hybride, diesel ou essence ? Comment choisir son véhicule selon son usage automobile ? Acheter sa voiture sereinement, c’est être conseillé.
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En 2021, quel est l’avenir de l’électricité, l’hybridation, de l’essence et du diesel ?

Aujourd’hui, les constructeurs produisent et commercialisent des voitures essence et diesel, mais jusqu’à quand ? L’électricité et l’hybridation vont-ils remplacer totalement l’essence et le diesel ?

Même si la disparition des véhicules dits « polluants » n’est pas pour demain, on peut s’interroger sur leur avenir : Hybride, électrique, essence ou diesel : que choisir en 2021 ?

Pourra-t-on toujours rouler avec une diesel dans 5 ans ?

Depuis quelques années les véhicules diesel sont pointés du doigt, du fait de leur fort taux de pollution. D’après les dernières études, les véhicules diesel pollueraient jusqu’à 4 fois plus que les véhicules essence. Les voitures essence seront proposées au moins jusqu’à la fin de la décennie, mais pour les diesel, rien n’est moins sûr.

Le marché Français du diesel en 2020

L’impact de la Covid 19 sur l’économie n’est plus une surprise pour personne. Bien que la demande d’électricité et d’hybridation est en augmentation, qu’en est-il pour l’essence et le diesel ?

A ce titre, le secteur automobile a connu une chute historique en 2020 : -25,5 % d’immatriculations de véhicules neufs. Prenons le cas de 2020, c’est plus d’un demi-million de véhicules neufs vendus en moins par rapport à 2019.

Il est vrai que la pandémie participe à la fracturation du marché automobile, et notamment celui du diesel, mais la chute des ventes de véhicules diesel n’est pas dûe uniquement à la Covid 19. Leur part de marché ne fait que chuter depuis 5 ans, malgré un coût du carburant moins élevé que l’essence.

En 2008, le diesel représentait 78 % du marché, en 2018, il ne représentait plus que 38 %.

Les chiffres en 2020 :

En 2020, la part d’immatriculation de voitures diesel neuves s’élève à 30,6 % contre 34 % en 2019. Le mois de décembre 2020 n’échappe pas à la règle avec un point bas à 27 % des immatriculations. En se basant sur ces chiffres : la demande en diesel étant en chute libre, l’offre va diminuer jusqu’à disparaître un jour.

Néanmoins, on note que la plupart des constructeurs proposent tout de même au moins un modèle diesel dans leur gamme. Car oui, le diesel est en sérieux déclin, mais non il n’est pas mort partout.

Des villes qui interdisent déjà le diesel

Aujourd’hui on compte déjà plus d’une dizaine de métropoles (Lyon, Marseille, Nice, Clermont-Ferrand, Saint-Etienne, Strasbourg, Toulon, Toulouse, etc.) qui règlementent la circulation de voitures diesel dans leurs villes.

Avec son plan climat, la capitale vise à interdire la totalité des diesels en 2024. A ce titre, certains véhicules diesel sont déjà exclus de Paris, depuis l’arrivée des vignettes Crit’air, les diesels immatriculés avant 2001 (Crit’Air 5) sont d’ores et déjà interdits. Les vignettes Crit’Air 4 sont en sursis (diesel de plus de 15 ans) : la limitation de circulation dans la zone à faible émission du Grand Paris a été repoussée de six mois. La fin des critères des vignettes Crit’Air 4 est prévue pour le 1er juin 2021 normalement.

Etant déjà interdit dans certaines villes, l’attractivité du diesel baisse, renforcée par le prix à la pompe qui s’aligne sur celui de l’essence et les nombreux malus … on peut raisonnablement s’interroger sur son avenir.

Pour autant il faut souligner que le diesel n’a jamais été aussi peu polluant. En effet, cela est dû à de gros efforts de la part des constructeurs pour réduire son niveau de rejet de pollution, mais cela sera-t-il suffisant pour rester dans la course ?

L’essence passe entre les mailles du filet ?

Après la disparition programmée des véhicules diesel, cela sera-t-il au tour de l’essence ?

Depuis quelques années, on observe que le diesel a laissé sa place de numéro 1 à l’essence. En 2019, l’essence représentait 58 % du marché contre 34 % pour le diesel.

Les voitures essence polluant moins que les diesels, et le rapport demande / offre restant pour l’instant stable, l’essence sera encore en tête des ventes pendant au moins quelques années.

Un marché « vert » avec un potentiel élevé ? Électricité et hybridation

En revanche, la tendance semble pencher pour les véhicules « verts », qui bénéficient de primes à l’achat.

Au détriment du diesel, l’électrique et l’hybride ont enregistré une hausse considérable cette année, bien que leurs parts de marché restent modestes.

La part des motorisations électriques sur le marché automobile est passée de 1,9% en 2019 à 6,7 % en 2020.

Par ailleurs, la proportion d’immatriculations de voitures hybrides (plus hybrides rechargeables), est passée quant à elle de 5,7 % en 2019 à 14,8 % en 2020.

Certains pays ont même enregistré des records de vente de véhicules électriques neufs. Les pays nordiques sont connus pour avoir une longueur d’avance en matière d’écologie. A ce titre, la Norvège est devenue en 2020 le premier pays à avoir immatriculé plus de véhicules neufs que de véhicules thermiques. L’électrique a conquis plus de 50 % des parts de marché : 54,3 % des véhicules neufs en 2020 étaient des véhicules électriques contre 42,4 % en 2019.

Les primes à la conversion :

Le gouvernement, en proposant des primes, place les véhicules « verts » en favoris. Faut-il bénéficier des primes maintenant avant qu’elles ne disparaissent ?

En 2022, la plupart des primes à la conversion auront disparu d’après les déclarations du gouvernement. Attention, à partir du 1er juillet 2021, le bonus passera de 2 000€ à 1 000€ puis disparaitra le 1er janvier 2022. Cette baisse est valable pour la prime pour les voitures hybride rechargeable. Pour les autres motorisations une baisse sera prévue aux mêmes dates. (Article 1er janvier 2021). Donc si vous souhaitez bénéficier d’une prime pour passer à un véhicule vert, c’est le moment : la prime est amenée à diminuer puis à disparaître au fil du temps.

voiture écologique : un achat intelligent ?

Acheter une voiture hybride ou électrique peut être un achat intelligent pour ne pas se retrouver bloqué avec une essence ou diesel dans quelque temps.

Grâce à ces primes de l’état, l’offre des constructeurs ne cesse d’augmenter. A terme le parc automobile passera peut-être totalement à l’électrique, à l’hybride voir à l’hydrogène. Aujourd’hui, rares sont les constructeurs qui ne proposent pas une gamme hybride ou électrique.

Par contre, il ne faut pas pour autant foncer chez le concessionnaire demander un véhicule hybride sans réfléchir. Sa situation personnelle, son mode de consommation de sa voiture reste déterminant dans le choix de la motorisation. Outre les considérations politiques, le diesel peut rester un choix pertinent pour des automobilistes roulant beaucoup et souvent sur autoroute.

Les véhicules hybrides rechargeables

D’autre part, un véhicule hybride rechargeable peut s’avérer un choix très peu pertinent pour le même type d’automobiliste. En effet, l’hybridation n’interviendra alors jamais, ou plutôt que les premiers kilomètres. Au-delà, les batteries très lourdes (souvent +350kg) vous feront surconsommer. Dit autrement, c’est comme si vous rouliez toujours avec 4 passagers en plus. Pas très économe ni écologique donc.

Chaque situation est différente. Il est important de se faire conseillé dans son projet automobile, pour être sûr d’acheter le bon véhicule.

Les véhicules « verts » sont-ils vraiment verts ?

Selon la tendance actuelle, les voitures hybrides et électriques sont revendiquées comme des elles voitures « vertes »  mais le sont-elles vraiment ?

Lors de la fabrication, les voitures électriques émettent 50 % de co2 de plus que pour des voitures thermiques. Cela est en partie dû à sa fabrication difficile car elles possèdent des moteurs et des batteries complexes à fabriquer. De plus, la consommation d’eau est importante : en effet, pour perfectionner ces moteurs et ces batteries il faut mélanger énormément d’eau et certains produits chimiques. Or, d’après Le Monde, la plupart du temps, ce mélange chimique est rejeté dans l’écosystème sans être traité.

De plus, elle nécessite l’utilisation de métaux rares (matières premières) comme le cobalt, graphite, lithium, etc. Pour extraire ces métaux, il faut procéder à des opérations techniques très énergivores et coûteuses pour le bilan écologique.

Au niveau de l’alimentation des batteries

Pour alimenter les batteries il faut produire de l’électricité, or aujourd’hui dans le monde, l’électricité est produite à 2/3 avec des énergies fossiles. Cependant, cette tendance est en train d’évoluer avec l’utilisation des énergies renouvelables.

Par ailleurs, les batteries en fin de vie des voitures électriques ne sont actuellement peu ou pas recyclées. Certains experts affirment que, dans une dizaine d’années, il y aura plus de 100 000 tonnes par an de batteries en fin de vie. Une batterie dure entre 8 et 10 ans.

Lorsqu’une voiture hybride ne fonctionne plus grâce à l’énergie électrique, elle fonctionne au diesel ou essence. Elle rejète alors des particules fines. Peut-on vraiment dire qu’il s’agit de  » véhicules verts » à part entière  ?

Enfin, les plus écologistes d’entre nous diront que promouvoir la voiture électrique revient à promouvoir la voiture individuelle, au détriment des transports en commun.

Ce qu’il faut retenir :

  • Actuellement des primes à la conversion sont mises en place par le gouvernement
  • Le diesel va surement disparaître dans les prochaines années
  • Les voitures électriques ne sont pas totalement écologique
  • La demande de l’électrique et de l’hybridation en hausse
  • La demande de l’essence se stabilise
  • Le diesel constate une baisse de sa demande.

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