La voiture électrique est-elle vraiment écologique ?

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La voiture électrique est-elle vraiment écologique ?

Chaque année en France, les constructeurs immatriculent plus de 2 millions de voitures neuves. 

La part des véhicules hybrides et électriques ne cessent de progresser, pour atteindre respectivement 5,7 et 1,9%.

Les véhicules diesel ne représentent alors plus que 34% du marché.

L’état met la main au portefeuille pour promouvoir toujours davantage les véhicules électriques. Pour cela, aux Bonus Ecologiques  , s’ajoute aujourd’hui la toute nouvelle Prime A la Conversion .

La motivation de l’état n’est autre qu’écologique, pourtant, l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie émet des réserves :

« Sur l’ensemble de son cycle de vie, sa consommation énergétique globale est proche de celle d’un véhicule diesel… »   

ADEME

Dans ce contexte flou, la voiture électrique est-elle donc vraiment écologique ?

La voiture électrique bénéficie toujours d’avantage d’aides diverses et le réseau de distribution d’électricité se développe. Ainsi, la voiture électrique apparaît comme « LA » solution.

En effet, dépourvue de tout système d’échappement, la voiture électrique circule sans rejeter le moindre gramme de CO2. Ce n’est malheureusement pas le cas de son cycle de fabrication et de recharge. Et ne parlons pas de son recyclage…

Production de l’électricité :

Pour produire l’électricité que la voiture électrique utilisera comme énergie, nous avons recours à différentes centrales :

-Les centrales à combustibles fossiles:

A charbon comme dans plus de 70% des cas en Chine ou en Allemagne. Ces centrales rejettent alors beaucoup de CO2.

-Les centrales nucléaires:

Elles ne rejettent alors pas de carbone mais génèrent des déchets dangereux que nous ne savons toujours pas totalement recycler.

Fabrication des batteries :

A elle seule, l’extraction des matières premières, indispensable à la fabrication des batteries,  représente plus de 50% de l’impact environnemental de la voiture électrique.

En effet, tout le cycle de fabrication des batteries, dès l’extraction des matières premières est excessivement énergivore et émet tout autant de CO2.

Alors que la voiture électrique n’a pas encore parcouru le moindre kilomètre, celle-ci a déjà une empreinte carbone forte. Elle est même nettement supérieure au cycle de fabrication d’une voiture essence ou diesel.

Cela vient essentiellement du mode d’extraction ainsi que de leur pays d’origine.

Que ce soit pour le cobalt au Congo ou le graphite en Chine, l’extraction de ces métaux rares entraîne des effets d’acidification de l’atmosphère.

Pour ce qui est du lithium, il est principalement extrait d’Amérique du Sud. Il est alors particulièrement controversé pour la pollution et l’assèchement des sols qui en résulte.

Motorisation électrique :

Les moteurs électriques utilisent des aimants permanents. Ceux-ci nécessitent à leur tour des terres rares et des métaux majoritairement extraits et traités en Chine.

Ainsi, comme pour les batteries, les moteurs dits électriques sont en effet peu énergivores une fois sur la route. C’est malheureusement loin d’être le cas de leur fabrication.

La voiture électrique est-elle vraiment écologique pour l’entretien et les pièces d’usure ?

Une fois la voiture électrique fabriquée et équipée de ses batteries, son usage et son entretien se montre particulièrement vertueux en termes écologiques.

Différentes technologies, comme la récupération d’énergie au freinage, permettront à votre voiture électrique de parcourir jusqu’à 150 000 kms. Celles d’un véhicule classique thermique dépassent rarement les 30 000 kms.

Le rendement moteur électrique étant proche de 90%, son utilisation sera également des plus vertueuses.

Fin de vie et recyclage :

Tout comme pour son cycle de fabrication, le recyclage d’un véhicule électrique, notamment de ses batteries est particulièrement complexe.

La loi impose aux constructeurs automobiles un taux de recyclage de leurs véhicules. En termes de réutilisation et de valorisation, ce taux doit être à minima de 95%. 

La problématique pour les véhicules électriques se situent dans le recyclage de leurs métaux rares. Parmi eux, le lithium, le cobalt, l’aluminium ou encore le cuivre. Sa fabrication est couteuse et très gourmande en énergie. Il est toutefois possible de lui donner une seconde vie comme pour stocker des énergies renouvelables par exemple.

Alors, finalement, la voiture électrique est-elle vraiment écologique ?

Il nous est souvent présenté comme le Saint-Graal, économiquement ou encore écologiquement. La voiture électrique doit pourtant encore progresser pour que ce soit une évidence.

Certes son cycle de fabrication et plus encore de recyclage pose toujours problème, mais les solutions arrivent.

Il est évident que le véhicule électrique n’est pas aussi vert qu’il n’y paraît. Il semble tout de même moins polluant et surtout plus prometteur que le véhicule thermique.

Les filières doivent encore s’organiser et se professionnaliser. Ainsi, les extractions des métaux rares limiteront rapidement leurs impacts sur l’environnement. Le véhicule électrique ne rejette ni dioxyde de carbone ni particule fine lors de son utilisation. Son impact sur notre environnement est pourtant loin d’être nulle. Il tend cependant à se réduire de jour en jour.

Thermique, électrique, alternative hybride ?

Né du croisement des deux technologies, thermiques classiques et électriques, l’hybridation des véhicules a tout son sens et paraît même un excellent compromis.

Mais alors quelle hybride choisir 

En effet, du micro hybride à l’hybride rechargeable, en passant par l’hybride classique, il peut être compliqué de s’y retrouver.

Les avancées technologiques en matière d’électrisation ou d’hybridation des véhicules sont notoires. L’usage au quotidien d’un tel véhicule reste toutefois à prioriser lors du choix.